DOSSIER SPÉCIAL : Effets de mode

Des défilés de mode, où de beaux modèles présentent des vêtements tressés de fine vannerie, cela est plutôt rare ! L’association Brin d’osier a relevé ce défi en 2010 et nous présente quelques-uns des modèles réalisés à cette occasion (voir pages 20 et 23). Au-delà du spectacle, ils ne sont pas aisés à porter…
Empreints d’une certaine rigidité, ces vêtements-là sont les stars, d’une soirée de gala ou d’une fête de la vannerie joliment réussie, rarement plus. Il fut pourtant des lieux et époques où la vannerie put habiller ! Là où les fibres souples abondent, comme les îles où croissent les palmiers, c’est bien avec leurs feuilles que les vahinés tressaient leurs pagnes.

Malgré la finesse d’exécution de ces ouvrages, leurs usages se sont perdus au fil des ans. Il faut dire que, dans le même temps, la maîtrise d’autres fibres végétales tissées, et non tressées (lin, chanvre, coton) progressait à pas de géant. Les vanneries, elles, sont restées des objets tressés, de fabrication artisanale et manuelle. Petit à petit, il y a fort longtemps déjà, les habits en fibre de tilleul ou en carex (cf. LLC n° 5) ont disparu du paysage vestimentaire, sauf… Sauf, pour ce qui est et reste le domaine des accessoires vestimentaires. Vous savez, ces petits objets qui permettent de tenir un pantalon (bretelles et ceintures), de fermer un col ou des manches de chemise (bouton de chemise, fermoir de jupe…), d’égayer une tenue un peu trop stricte (nœud papillon, chapeaux parfois extravagants), d’illuminer un visage ou un corps (bijoux), de soulager des pieds fatigués (chaussures, chaussons, sandales). Et j’en oublie sans doute, pardon pour eux !

Pour lire l’article complet achetez « Le Lien Créatif n° 19 »  mars 2016, pages 20 au 26

 



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