Un p’tit brin d’parapluie : une poésie vannière

Un p’tit brin d’parapluie

Oh, que la vie est belle !

Un jour de bel après-midi Sur une poubelle à Paris J’ai vu un pauvre parapluie Destiné sûr’ment à l’oubli.

Serait-ce par e et de miroir
Que ces choses vouées au rebut Me parlent d’un autre départ ? En elles, me serais-je reconnue ?

Dans un coin de mon atelier L’objet me posait une question : En la vie, faut-il espérer ? Vie/mort, e ort ou abandon ?

Et tous ceux qui, mis de côté,
Perdent leur place dans l’univers
Mais pourquoi donc les condamner ? Nous sommes pétris de la même terre…

Bravant les regards et la pluie, Dans la campagne, les doigts gelés J’ai coupé les plantes endormies Pour travailler, pour les tresser.

Et quand, à la n de l’hiver,
Le parapluie devint ombrelle,
Le message pour moi était clair :
Oh, que la vie peut être belle !
Comme annoncé au téléphone dernièrement, je vous joins la photo d’une vannerie faite avec un pa- rapluie jeté à la poubelle. Il me sert d’ombrelle pour les hortensias l’été ainsi que pour ma ruche Warré lors de trop grande chaleur. Je vous joins le petit poème que ce sauvetage m’a inspiré.
Merci pour votre revue que j’attends toujours avec impatience.

Cordialement, Dominique Fusée <dominique.fusee@gmail.com>